Heiko Maas défend le multilatéralisme

Lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères allemand a plaidé en faveur d'une coopération plus étroite au sein de la communauté internationale.

Maas wirbt für Multilateralismus
dpa

New York (dpa) – Lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas, a plaidé avec insistance en faveur de la coopération internationale, face à la tentation de repli national de certains pays. « La coopération est tout sauf une trahison vis-à-vis de son propre pays. Bien au contraire, elle crée les conditions permettant à nos pays de bien se porter », a déclaré Heiko Maas le 25 septembre à New York. Le ministre a également affirmé qu'aucune des grandes questions liées à l'avenir ne pouvait être résolue par un seul pays. « Nous ne pouvons trouver des réponses qu'ensemble à des questions telles que la globalisation, la numérisation, les migrations ou le changement climatique lié à l'activité humaine. »

Le ministre a ainsi contrebalancé les discours qui avaient été tenus par le président américain Donald Trump, le chef d'État brésilien Jair Bolsonaro et le président iranien Hassan Ruhani. « L'avenir appartient aux patriotes », avait déclaré Donald Trump devant l'Assemblée générale des Nations Unies.

Heiko Maas planche depuis juillet 2018 sur la création d'une « alliance pour le multilatéralisme » pour contrer cette posture. Une grande réunion inaugurale doit avoir lieu jeudi en présence des représentants de plus d'une cinquantaine de pays. La plupart d'entre eux sont des ministres des Affaires étrangères. Cette alliance a pour but de renforcer les accords internationaux existants, d'aider à réformer les institutions internationales et d'encourager une coopération plus étroite dans les domaines où une réglementation s'impose au niveau international.
Il s'agit d'un réseau informel, non pas d'un groupe avec un système d'adhésion comme le G7 ou le G20. Parmi les sujets à l'ordre du jour de cette première rencontre : le renforcement du droit international et des droits humains, le désarmement, la prévention des crises, la consolidation de la paix, la cyber-sécurité et le changement climatique.

Heiko Maas a rappelé que l'Allemagne avait, historiquement, une responsabilité particulière vis-à-vis de la coopération internationale : « Il revient aujourd'hui à l'Allemagne, qui il y a 80 ans était un pays incendiaire et destructeur en Europe et dans le monde, de veiller à l'existence d'un ordre mondial permettant d'assurer la paix. »

Source : dpa ; traduction : deutschland.de