News_Suche nach NS-Raubkunst_090317

La recherche d’œuvres spoliées

Berlin (dpa) – La collection d’art de l’éditeur juif allemand Rudolf Mosse (1843-1920), démantelée par les nazis, doit être étudiée au sein d’un projet commun unique en son genre. Les descendants des victimes de l’époque coopèrent pour la première fois avec les bénéficiaires involontaires actuels. Plusieurs institutions artistiques et la Fondation Mosse américaine participent sous l’égide de la Freie Universität Berlin (FU)

Rudolf Mosse, puissant patron d’un empire éditorial et éditeur du quotidien libéral de gauche « Berliner Tageblatt », possédait avant 1933 l’une des plus importantes collections d’œuvres d’art en Allemagne. Après la prise du pouvoir par les nazis, la collection a été démantelée et la famille Mosse a dû fuir en Amérique. Aujourd’hui, nombre d’œuvres de cette collection se trouvent dans des musées publics ou des salons privés.

« Il y va de plusieurs milliers de postes et nous n’en connaissons qu’une petite partie », dit Meike Hoffmann, qui coordonne le projet au service de recherche de la FU « Entartete Kunst ». Il s’agit maintenant de reconstituer la collection et d’étudier l’histoire de sa disparition. A ce jour, la communauté des héritiers n’a récupéré qu’une douzaine d’objets, dont neuf provenant de la Fondation Preussischer Kulturbesitz.

Son président, Hermann Parzinger, qualifiait le nouveau projet de « véritable chance » pour les recherches de provenance. Isabel Pfeiffer-Poensgen, la secrétaire générale de la Fondation culturelle des Länder qui participe également au projet, parle, elle, d’un « Modèle pour l’avenir ».

Source : dpa ; traduction : FSM