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Les blogueurs de la Berlinale

A vos ordinateurs portables : à la demande du Goethe-Institut, 12 blogueurs et blogueuses du monde entier, des critiques de cinéma et des cinéastes informent sur la Berlinale. Cela donne une perspective multinationale.

« Les idées – grâce au pouvoir du cinéma – n’ont pas besoin de visa » écrit le journaliste italien Andrea D’Addio dans l’un de ses textes. « Elles peuvent circuler partout. A Berlin comme dans le reste du monde. » D’Addio est l’un des douze blogueurs de la Berlinale qui, à la demande du Goethe-Institut, écrivent sur le festival international du film de Berlin. Les textes sont publiés sur le site internet du Goethe-Institut – et sont accessibles aussi sur le DEUTSCHLAND blog. De plus, la journaliste culturelle franco-allemande Fanny Steyer informe en exclusivité pour deutschland.de et note chaque jour ses observations en donnant un écho divertissant de la Berlinale.   

L’afflux des visiteurs à la Berlinale est impressionnant : à la moitié du festival, un peu plus de 250 000 tickets ont été vendus. La 67e Berlinale a lieu du 9 au 19 février 2017. Les blogueurs de la Berlinale 2017 viennent d’Allemagne, d’Australie, du Brésil, du Canada, de Chine, d’Egypte, d’Espagne, d’Italie, du Japon, de Norvège, de Pologne et du Royaume-Uni. Dans les salles, derrière les coulisses mais aussi dans la capitale qu’est Berlin ils recherchent des histoires passionnantes et font part de leurs observations, sous une perspective internationale. Ils reflètent leurs impressions en se basant sur les cultures dont ils sont issus.  

Genre, jazz et histoire contemporaine

L’actrice franco-allemande Julia Thurnau, blogueuse pour goethe.de/norwegen écrit par exemple sur l’égalité des sexes à la Berlinale : sur 24 candidatures en 2017, six au total sont l’œuvre de réalisatrices – soit moins d’un tiers ! On est loin des 50 pour cent égalitaires, mais c’est quand même mieux que l’année dernière où elles n’étaient que deux sur 21 cinéastes. » Même la Norvège est représentée cette année à la Berlinale par trois réalisations de cinéastes masculins : Ole Giæver, Thomas Arslan et Erik Poppe. « Pourquoi l’industrie cinématographique norvégienne n’a-t-elle pas encore adopté le modèle suédois de l’égalité des sexes ? » demande Thurnau.

Sarah Ward, critique de films australienne, auteur et organisatrice de festivals de cinéma s’est penchée sur le film « Django ». Elle analyse avec des mots touchants le film d’ouverture de la 67e Berlinale traitant de la manière dont le gitan a survécu pendant la Seconde Guerre mondiale, réalisé par Etienne Comar. « La bande son du film repose sur l’interprétation vivante de Reinhardt et un morceau original, disparu en grande partie et que le guitariste a développé après la guerre. L’approche de Comar montre ainsi le fort contraste entre l’horreur et l’art. » Ward place le film en contact direct avec l’environnement historique et contemporain du festival : « Le centre de documentation, topographie de la terreur, comble les lacunes du film avec des détails déchirants. Aussi bien la fête grandiose du film contemporain que la connaissance inébranlable des événements passés atroces peuvent exister parallèlement mais il ne fait aucun doute que l’une marque l’autre de son empreinte.  C’est ce qu’apprend Reinhardt lorsque Django mène son drame à sa fin – et il en est de même pour le public de la Berlinale. »

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