« La sécurité de la liberté »

La stratégie de sécurité nationale : les principales questions et réponses sur les projets du gouvernement fédéral

La ministre des Affaires étrangères Baerbock lors d’un entretien avec des citoyens à Brême
La ministre des Affaires étrangères Baerbock lors d’un entretien avec des citoye picture alliance / photothek

Le gouvernement fédéral veut présenter pour la première fois une stratégie globale de sécurité nationale pour l’Allemagne. Les principales questions et réponses sur ce thème :  

En quoi consiste la stratégie de sécurité nationale ?
« En  la sécurité de la liberté de notre vie. Cette sécurité se compose de trois éléments essentiels que l’on ne peut pas séparer les uns des autres. La sécurité signifie tout d’abord l’inviolabilité de notre vie - la protection contre la guerre et la violence, contre une menace aiguë et concrète. Deuxièmement, la sécurité signifie protéger la liberté de notre vie. Le troisième élément est la sécurité des fondements de notre vie. Là où la guerre (…), où les conséquences du changement climatique, où la faim, la pauvreté et le manque de prospérité des gens entraînent le conflit et la souffrance, il n’y a pas de fondement pour une vie sûre et de liberté » déclare la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock.     

Quel est le rapport entre ces projets et la guerre de la Russie contre l’Ukraine ?
« Avec l’invasion russe de l’Ukraine, ce processus a pris une nouvelle urgence. Poutine a ramené la guerre en Europe. Cela a de graves conséquences sur la manière dont nous devons envisager notre sécurité nationale. Mais la sécurité c’est bien plus que cela : par exemple, un approvisionnement sûr en énergie et en matières premières – le maintien de notre économie sociale de marché performante, une éducation et une recherche fortes » déclare le chancelier Olaf Scholz.

Y a-t-il des spécificités allemandes en matière de sécurité ?
« La République fédérale présente des spécificités structurelles pour ce qui est de la sécurité : le poids du passé, les bienfaits de la détente, la culture de la retenue militaire, un pays entouré d’amis » explique Ekkehard Brose, président de la Bundesakademie für Sicherheitspolitik (BAKS).

La participation citoyenne : un groupe de travail à l‘Open Situation Room au ministère des Affaires étrangères
La participation citoyenne : un groupe de travail à l‘Open Situation Room au ministère des Affaires étrangères
Laurin Schmid

Pourquoi les citoyens sont-ils associés à cette élaboration ?
« C’est surtout un processus participatif pour notre stratégie mais aussi l’essence même de ce que signifie la politique étrangère pour moi et pour notre Assemblée. Il ne s’agit pas seulement qu’il y ait un échange entre des capitales, entre des ministres mais entre les gens – car il s’agit de sécurité humaine. Il s’agit de la sécurité de chaque individu, chez nous et dans le monde entier » précise la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock.

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