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Mario Draghi décoré du prix Charlemagne

Autrefois, alors qu’il était président de la BCE, Mario Draghi avait promis de sauver l’euro. Aujourd’hui, il reçoit le prix Charlemagne. Le chancelier Merz voit en lui un modèle en cette période de crise.

15.05.2026
Mario Draghi (à gauche) et Friedrich Merz
Mario Draghi (à gauche) et Friedrich Merz © dpa

Aix-la-Chapelle (dpa) – Le politicien italien et ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi s’est vu décerner le prix Charlemagne à la mairie d’Aix-la-Chapelle, pour son engagement en faveur de l’unité européenne. Dans son discours laudatif, le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné que Draghi avait stabilisé l’euro à une époque où celui-ci était menacé. « Vous avez pris des risques, cela aurait pu échouer », a-t-il ajouté, en précisant que cela avait finalement porté ses fruits : « Aujourd’hui, l’euro n’est plus contesté. » Draghi, aujourd’hui âgé de 78 ans, avait annoncé en 2012, au plus fort de la crise de l’euro, qu’il fallait faire tout ce qu’il fallait (« whatever it takes ») pour sauver la monnaie unique. 

Merz a déclaré par ailleurs qu’aujourd’hui, l’Europe était à nouveau soumise à une pression sans précédent. Et que sur ce point aussi, Draghi avait montré la voie à suivre, il y a deux ans, avec le rapport sur la compétitivité européenne qui porte son nom.

Dans son allocution, Merz s’est prononcé en faveur d’une « modernisation en profondeur » du budget de l’UE afin de consolider l’Europe en tant que puissance autonome évoluant dans un monde en pleine mutation. Il a critiqué le fait que le budget soit toujours établi sur sept ans « quasiment à la manière d’une économie planifiée » et que plus des deux tiers des fonds soient consacrés « à la redistribution et aux subventions ». Merz souhaite avant tout utiliser le budget pour renforcer la souveraineté européenne dans un monde où la politique des grandes puissances, comme les États-Unis, la Chine et la Russie, joue un rôle déterminant.