Brexit : une « forte volonté de parvenir à un accord »

À l'issue d'un échange avec Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Heiko Maas, le ministre des Affaires étrangères allemand, a de nouveau mis en garde face à un possible échec des négociations.

„Großer Einigungswille“ im Brexit-Streit
dpa

Berlin (dpa) – Heiko Maas, le ministre des Affaires étrangères allemand, a de nouveau mis en garde face à un possible échec des négociations au sujet d'un pacte commercial post-Brexit entre l'UE et la Grande-Bretagne. À l'issue d'une discussion avec Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, qui s'est tenue lundi à Berlin, Heiko Maas a fait remarquer que les deux parties étaient déjà suffisamment mises en difficulté par les conséquences sanitaires et économiques de la pandémie de coronavirus. « C'est pourquoi il serait totalement irresponsable, au vu de la situation actuelle, de leur imposer des difficultés supplémentaires avec un « no deal ». Pour cette raison, l'UE s'engage dans la phase décisive des négociations en faisant montre d'une attitude constructive. « L'UE mène les négociations avec une forte volonté de parvenir à un accord », a affirmé Heiko Maas. « Notre porte reste ouverte à un partenariat étroit et ambitieux avec la Grande-Bretagne. »

Les négociations avec la Grande-Bretagne portent sur un pacte commercial qui entrerait en vigueur à compter de 2021. Le neuvième round de négociations s'est déroulé sans heurt vendredi dernier. Le temps est désormais compté : le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a fixé un délai au 15 octobre 2020. Du point de vue de l'UE, un accord devrait être trouvé d'ici au 31 octobre, de manière à ce qu'il puisse encore être ratifié. La Grande-Bretagne a quitté l'UE le 31 janvier 2020. À l'issue de la phase de transition, le pays quittera le marché intérieur et l'union douanière fin 2020. Si aucun accord n'est signé d'ici là, des droits de douanes et de grands obstacles commerciaux se profilent à l'horizon. En dépit de cette immense pression économique, Boris Johnson continue pourtant de brandir le spectre du scénario du « no deal ».

Source : dpa ; traduction :deutschland.de