La formation en alternance dans le monde

Le modèle allemand de la formation en alternance fait école dans le monde.

dpa/Andreas Gebert - Azubi bei BMW

A Nové Mesto, un quartier nord de Bratislava en Slovaquie, 26 jeunes gens travaillent sur un établi quelques jours par semaine depuis six mois ; les autres jours, ils vont à l’école. Ils suivent une formation de mécanicien industriel et de construction. Sa particularité : quand ils auront achevé leur formation, ils auront une double qualification, le baccalauréat et un diplôme professionnel. « Ce projet-pilote doit faire école et montrer à d’autres entreprises qu’investir dans la formation en alternance en vaut la peine », disait Georg Schütte, secrétaire d’Etat au ministère fédéral de l’Education et de la Recherche (BMBF) lors du lancement de ce projet de formation.

Une demande mondiale

Le modèle allemand de la formation en alternance, avec laquelle les jeunes se préparent à un métier en associant la formation pratique dans une entreprise et l’éducation dans une école professionnelle, est de plus en plus apprécié dans le monde. L’Espagne, la Grèce, le Portugal, l’Italie, la Slovaquie et la Lettonie ont convenu dans un accord avec l’Allemagne il y a trois ans, avec la participation de la Commission européenne, de reprendre les structures de ce système de formation en alternance. La Russie forme de cette manière des mécatroniciens, des logisticiens de stockage, des boulangers et des cuisiniers ; en Inde, les premiers jeunes sont en train de découvrir les bases de la métallurgie ; au Brésil, des mécaniciens-outilleurs suivent leur formation en alternance. Il existe en outre des coopérations avec la Chine et la Thaïlande. Il y a également une qualification inspirée par le maître-artisan allemand en Malaisie. Mais l’application de ce système n’est pas toujours simple. Ainsi, la Slovaquie a dû adopter une nouvelle loi sur la formation professionnelle avant de pouvoir lancer ce type de formation.

GOVET, la Centrale de la coopération internationale pour la formation professionnelle

En raison de la forte demande, il existe une Centrale de la coopération internationale pour la formation professionnelle (German Office for International Cooperation in Vocational Education and Training, abrégée en GOVET) au BIBB, l’Institut fédéral de la formation professionnelle. Elle centralise toutes les demandes portant sur le système allemand de formation professionnelle. Depuis 2013, des demandes venant de 84 pays différents y sont arrivées. La plupart des demandes venaient de l’Inde, de la Chine, de la Corée du Sud, d’Espagne et de Colombie. Environ 40 % des demandes provenaient de ministères, d’ambassades et d’administrations, un quart provenait de l’industrie.

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