Le navire scientifique le plus moderne au monde

Le navire high-tech « Sonne II » est le plus récent dans la flotte des navires scientifiques allemands.

dpa/Ingo Wagner - Research Ship Sonne II

Le navire scientifique le plus moderne au monde navigue depuis le mois de décembre 2014 vers sa première grande traversée. Le capitaine de « Sonne II », Oliver Meyer, emmène 40 chercheurs vers leurs projets dans le Pacifique et l’Océan indien. Une interview.

M. Meyer, quel sentiment a-t-on quand on est le capitaine du navire scientifique le plus moderne au monde ?

C’est naturellement excitant de piloter un navire avec un équipement technique aussi innovant. Avant de quitter le port de Kiel début décembre 2014, j’étais un peu tendu, le « Sonne II » est le premier navire d’une conception totalement nouvelle que je dirige. Les tests se sont tous bien déroulés mais on est toujours curieux de savoir si tout fonctionnera vraiment et si la technique marchera sans accroc.

Mais tout a bien fonctionné et vous voici en route pour votre premier voyage de recherche ? Où allez-vous et qui est à bord ?

Nous sommes partis de Kiel pour les Canaries d’où nous traverserons l’Atlantique pour rejoindre les îles Caraïbes. Notre premier voyage de recherche doit se terminer le 26 janvier en République dominicaine. Le « Sonne II » peut accueillir 40 scientifiques et 30 membres d’équipage.  Actuellement, l’équipe de chercheurs se compose de géologues du Geomar, le Centre Helmholtz de recherches océanographiques à Kiel, et de biologistes de l’université de Hambourg. Une nouvelle expédition avec de nouvelles équipes de chercheurs et de nouveaux projets démarre toutes les quatre à six semaines.

Qu’étudie-t-on ?

Le « Sonne » est surtout utilisé pour naviguer sur l’Océan indien et le Pacifique. Ces deux océans influencent largement le climat mondial et leur étude, notamment celle de leurs fonds marins, gagne toujours en importance.  Mais le « Sonne » contribuera aussi à répondre à d’autres questions importantes sur le plan scientifique et sociétal, par exemple sur l’approvisionnement en matière premières marines ou sur l’impact de l’homme sur les écosystèmes.

Cela fait-il pour vous une différence d’être le capitaine d’un navire scientifique ou d’un navire transportant des passagers ?

Oui, cela est très différent. Les rapports à bord d’un navire scientifique sont différents, il faut fonctionner comme une équipe. Contrairement à un navire de croisière, on mange tous dans une même pièce, le mess. On se retrouve aussi dans le salon du navire. Nous connaissons certains chercheurs rencontrés au cours d’autres expéditions. Il s’agit parfois de projets consécutifs et l’équipage peut suivre leur évolution de très près. Ce regard ainsi jeté sur la recherche est vraiment passionnant.

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