Aider en faisant de l’autostop

2.000 kilomètres en autostop les attendent, d‘Erfurt à la Lituanie. Trois étudiants participent à la dixième course en autostop à travers l’Europe. 

Antje, Ela et Hanoch font de l’autostop dans les pays Baltes.
Antje, Ela et Hanoch font de l’autostop dans les pays Baltes. privat

Ils sont en route depuis une semaine : Antje, Ela et Hanoch voyagent en autostop d’Erfurt, en Allemagne, en Lituanie dans les pays Baltes. La première étape s’est bien passée, ils ont rencontré nombre de gens agréables et eu une journée de pluie. Un car emmenant un groupe d’enfants d’Italie en Pologne les a pris jusqu’à Varsovie. Ils ont depuis quitté la Pologne et passé la frontière lituanienne. Depuis, le trio n’avance plus guère. « On sait d’expérience que l’autostop ne marche pas très bien en Lituanie », dit Ela. Ils veulent atteindre leur destination, un lac dans l’est de la Lituanie, Baltieji Lakajai, le 1er septembre.

Antje et Ela, toutes deux étudiantes à Kiel, ont contribué cette année à l’organisation de la course en autostop. Quelque 150 jeunes se retrouvent chaque année en août pour parcourir plusieurs milliers de kilomètres en autostop à travers l’Europe. Leurs trajets les mènent souvent en Europe du sud-est, le trajet vers la Lituanie est nouveau pour la plupart des participants. Avant et pendant la course, les équipes recueillent des dons en ligne qui vont à différentes organisations humanitaires. Cette année, les dons vont à Viva Con Agua, dont les membres œuvrent à des projets d’approvisionnement en eau dans le monde, et à l’organisation de défense des droits de l’homme Pro Asyl.

Grâce à un téléscripteur et un classement, les équipes peuvent suivre leur progression et leur place du moment. Tous les autostoppeurs se retrouvent à destination, célèbrent les vainqueurs et ce qu’ils ont vécu. Antje, Ela et Hanoch sont à la 33e place au classement général mais comptent s’améliorer pendant les deux dernières étapes.

Nous avons rencontré Antje et Manuela.

Ce qui nous unit, c’est la tolérance envers les autres peuples et les autres cultures et la générosité.

Ela, co-organisatrice de la course en autostop

Pourquoi participez-vous à la course en autostop ?

Antje : J’y participe chaque année depuis 2014, je trouve que l’autostop est une super manière de voyager. Nous faisons la connaissance des nombreuses personnes différentes qui nous prennent en voiture, nous laissant entrer dans leur vie privée. Ils nous racontent les histoires qu’ils vivent et il en naît souvent des discussions intéressantes. Si je ne faisais pas d’autostop, je ne verrais pas nombre des lieux que nos conducteurs nous montrent. Avec l’autostop, mes idées sur les gens ont changé. Je peux abandonner mes préjugés et vois le côté positif des gens car ils sont toujours extrêmement serviables pendant le voyage.

Quelle est la particularité de cette compétition ?

Ela : Ceux qui y participent ont tous le même état d’esprit. Ce qui nous unit, c’est la tolérance envers les autres peuples et les autres cultures et la générosité. Avant ma première participation à la course, j’étais déjà active pour Viva Con Agua et recueillais des dons pour des projets d’approvisionnement en eau. Partir en vacances tout en apportant une aide, c’est cool.

Antje : Nous voulons contribuer à rendre le monde meilleur. Notre état d’esprit, c’est « No Borders » parce que nous trouvons injuste que nous puissions passer les frontières aussi facilement alors que d’autres ne le peuvent pas.  

N’avez-vous pas peur de monter dans la voiture de gens que vous ne connaissez pas ?

Antje : Je suis toujours arrivée à bon port et il ne m’est jamais rien arrivé. Les gens nous font confiance et vice-versa. En outre, les règles prévoient qu’il y ait au moins un homme par équipe. Aucune femme ne voyage seule. Nous rencontrerons notre partenaire Hanoch, des Pays-Bas, sur le lieu du départ à Erfurt.

Qu’attendez-vous avec le plus de plaisir des deux prochaines semaines ?

Ela : Les rencontres avec les gens des régions que nous traversons. Lors d’une course précédente en autostop, les habitants d’un minuscule village nous ont accueillis et nous ont préparé un repas. Ces échanges avec une communauté musulmane m’ont paru très enrichissants. Depuis, nous leur rendons visite de temps en temps.

Pour plus d’infos :

L’équipe d’Antje et Ela s’appelle Nochn Stopperle und dann los. Elle voyagera du 19 août au 1.9.2017 d’Erfurt au lac Baltieji Lakajai en Lituanie. Vous pouvez suivre leur voyage sur nos réseaux sociaux :

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