Institut européen des Roms pour l’art et la culture

L’institut donne un forum à une minorité et crée un espace pour l’art et la culture. Revue de la presse internationale au sujet de cette création.

Society Foundation
Gordon Welters/Laif for the Open Society Foundations

Selon George Soros, quiconque porte atteinte aux Roms porte atteinte à la société ouverte. C’est pourquoi l’investisseur, avec son Open Society Foundation, soutient un nouveau centre culturel à Berlin. L’Institut européen des Roms pour l’art et la culture (ERIAC) doit rendre plus visible les traditions et la culture des Roms. Le Conseil de l’Europe contribue au financement, parallèlement à l’Open Society Foundation. Le ministère fédéral des Affaires étrangères conseille l’Institut. Quelque douze millions de Sintis et de Roms vivent actuellement en Europe – une telle institution n’existe pas jusqu’à maintenant. L’ERIAC sert donc d’exemple – de nombreux médias internationaux en ont rendu compte. 

Berlin est considérée comme le site idéal pour l’Institut. 

The Guardian

The Guardian

The Guardian britannique a écrit que l’Allemagne se consacre de manière intense au travail de mémoire sur l’Holocauste mais la reconnaisse des Roms en tant que victimes a duré beaucoup plus longtemps. Le nouvel institut est important : « Ce sera un ‘hub’, un lieu de rencontre pour les artistes et les intellectuels et un centre d’accueil pour les festivals, les galeries, les musées et autres institutions intéressées par un partenariat ou des objets pour une exposition ». Selon the Guardian, Berlin est considérée être le lieu idéal – « pas seulement du fait de la situation de la ville mais aussi car elle a un monde artistique vivant et attire les jeunes Européens. »   

New York Times

Dans son article ayant pour titre « Renforcer l’art et la culture des Roms à Berlin », le New York Times cite Zeljko Jovanovic, président du conseil d’administration de l’ERIAC : « Il fut un temps où beaucoup d’entre nous se sentaient découragés. Ce qui nous a permis d’avancer c’est la conviction que notre histoire ne devait être racontée que par nous-mêmes – que la définition de ce que nous sommes dépend de nous seuls. Cette conviction est le principe de base de l’ERIAC. » 

Al Jazeera

Al Jazeera donne la parole à Timea Junghaus, historienne d’art et directrice de l’Institut. Elle a été choquée d’apprendre à quel point les musées présentent peu d’œuvres d’artistes roms.  « Les quatre dernières décennies ont clairement montré que nous ne pouvons pas nous en remettre au bon vouloir des grands musées. » L’ERIAC doit combler cette lacune. « J’espère pouvoir contribuer à redéfinir l’image des Roms. »

Süddeutsche Zeitung

Le Süddeutsche Zeitung souligne également l’aspect du propre pouvoir d’action. « Etre maître de sa propre histoire ! Parler soi-même de sa douleur et de ses plaies, de ses souhaits, de ses peurs et de ses aspirations plutôt que d’être dominés par les images et les clichés des autres ! Cela semble être un besoin évident de la plupart des humains – et pourtant, jusqu’à ce jour, ce n’est guère possible pour les Sintis et les Roms en Europe. »

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