Des Européens en Allemagne : les visages de la diversité

Leur créativité et leur engagement enrichissent le pays : nous vous présentons cinq personnes venues d’autres pays européens qui vivent en Allemagne.

MARINA WEISBAND

Cette femme politique est née à Kiev. Sa 
famille s’installa en Allemagne quand elle avait 6 ans.

Elle pense en trois langues, dit 
Marina Weisband, en anglais, russe et allemand. Cela explique qu’elle soit parfois confuse. Mme Weisband a été secrétaire générale du parti Les Pirates puis renonça à ses fonctions pour écrire son mémoire de fin d’études en psychologie – et un livre. « Wir nennen 
es Politik » (Nous appelons ça la politique) traite de la démocratie dans le monde numérique. Mme Weisband milite aussi pour la formation politique des jeunes.

ROMAN LIPSKI

Cet artiste, né en 1969 à Nowy Dwór Gdański, en Pologne, émigra en 1989 vers l’ancien Berlin-Ouest.

Recommencer dans un pays étranger, Roman Lipski sait ce que c’est. Lorsque les Beaux-Arts de Berlin 
organisèrent une formation pour les réfugiés au printemps 2016, il y participa comme chargé de cours. Il découvrit 
les soucis et les questions des artistes venus de Syrie et d’autres pays et essaya de leur redonner courage. Lipski sait que le chemin est long si l’on veut réussir. Il l’a emprunté et ses œuvres font aujourd’hui 
l’objet d’ex­positions dans le monde entier.

LAURA GARAJOVÁ

Cette lycéenne de 17 ans, née en 
Slovaquie, est boursière de la fon­dation START.

Elle s’engage en faveur des réfugiés, est monitrice de sport et donne des cours de soutien scolaire. Laura Garajová va également au lycée. On se demande comment cette jeune fille de 17 ans concilie tout cela. Elle a appris à s’en sortir par la persévérance. Laura parlait à peine l’allemand lorsqu’elle vint en 2012 de Slovaquie en Allemagne avec sa famille. Aujourd’hui, elle décrit dans un allemand parfait ce qu’elle aimerait faire demain. Faire des stages, puis des études de médecine et partir à l’étranger. Elle est soutenue dans ses projets par la fondation START. Ses bourses aident les jeunes immigrés à concrétiser leur biographie éducative.

SHARON DODUA OTOO

Cette Britannique vivant à Berlin a remporté, à la surprise générale, un grand prix de littérature allemande.

Elle était un outsider lors du Prix Bachmann en 2016. Sharon Dodua Otoo ne s’attendait nullement à remporter cette distinction littéraire renommée, dotée de 25 000 euros – elle ne connaissait même pas la longue tradition de ce prix. Sharon Dodua Otoo est née à Londres en 1972 et vit avec sa famille à Berlin. Elle travaille à l’association Regionale Arbeitsstellen für Bildung, Integration und Demokratie (RAA) qui réalise des projets de soutien linguistique dans les écoles, Elle rêve d’écrire un roman, dit Sharon Dodua Otoo après la remise du prix.

ANA PLASENCIA

Cette animatrice a grandi à Ténériffe et est aujourd’hui le visage 
d’un magazine télévisé sur la 
globalisation.

« On peut se sentir partout chez soi », dit Ana Plasencia. Elle sait de quoi elle parle : née à Francfort-sur-le-Main en 1974, elle a grandi à Ténériffe et a passé son bac à l’École allemande de l’île. Au début des années 1990, Ana Plasencia revint en Allemagne pour faire ses études à Berlin. Elle travaille aujourd’hui à la Deutsche Welle (DW). Elle sait ce que signifient une vie multiculturelle et l’imbrication internationale. Animatrice du magazine de la DW « Global 3000 », elle donne un visage à la globalisation.