Les nominations au Prix allemand de l'avenir

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier remettra ce prix doté de 250.000 euros en novembre prochain à Berlin.

Nominierungen für Zukunftspreis
dpa

Munich (dpa) – Un remède contre l'herpès, une technologie d'utilisation de l'hydrogène et une nouvelle boîte de vitesses : les scientifiques qui ont conçu ces innovations sont nominés cette année pour le Prix allemand de l'avenir. Invités à présenter leurs travaux le 12 septembre 2018 à Munich, ils espèrent remporter ce prix doté de 250.000 euros, qui fait partie des distinctions les plus prestigieuses du monde scientifique en Allemagne. Le Prix allemand de l'avenir sera décerné par le président allemand Frank-Walter Steinmeier le 28 novembre prochain à Berlin.

Un projet rend l'utilisation du vecteur énergétique qu'est l'hydrogène à la fois simple et sûre. Jusqu'à présent, ce gaz n'est utilisable que sous haute pression ou sous forme liquide, à moins 250 °C. Il pourrait bientôt être pompé aussi facilement que de l'essence dans une station-service. Des chercheurs de l'université d’Erlangen-Nuremberg et de l'entreprise Hydrogenious Technologies ont mis au point une méthode permettant de lier chimiquement l'hydrogène à un liquide porteur, ce qui permet de le stocker et de le transporter en toute sécurité.

Des ingénieurs de Wittenstein, une entreprise spécialisée dans la motorisation basée à Igersheim, dans le Bade-Wurtemberg, ont inventé un nouveau type de boîte de vitesses. Ce ne sont plus des roues dentées rigides qui transmettent les forces mais des dents isolées, qui se déplacent indépendamment les unes des autres. Au lieu de tourner l'une contre l'autre, elles se déplacent dans un engrenage intérieur en forme de spirale. Cette boîte de vitesses équipe déjà des tours et des fraiseuses. Elle permet de presque doubler la puissance des machines.

L'entreprise de Wuppertal AiCuris, issue du groupe Bayer, a déclaré la guerre au virus de l'herpès. La moitié de la population est porteuse de ce virus, qui ne se manifeste pas chez les personnes saines mais peut avoir des conséquences mortelles chez les personnes immunodéficientes. Le remède mis au point par AiCuris a très peu d'effets secondaires, ce qui fait de lui le premier médicament qu'il est possible d'administrer directement après une transplantation de moelle osseuse, afin de prévenir la manifestation du virus. L’utilisation du médicament à la suite d'une transplantation rénale doit faire être testée. Ce médicament est entre autres autorisé aux États-Unis, en Europe et au Japon.

Source : dpa ; traduction : deutschland.de