L'UE prend des sanctions contre de hauts responsables militaires en Birmanie

L'Union européenne impose des sanctions à de hauts responsables de l'armée birmane à la suite du coup d'État militaire.

EU sanktioniert Top-Generäle von Myanmar
dpa

Bruxelles (dpa) - L'UE a pris des sanctions contre dix généraux de l'armée à la suite du coup d'État militaire en Birmanie. Ils sont accusés d'être responsables du meurtre de manifestants non armés et d'atteintes à la liberté de réunion et la liberté d'expression. Il leur est également reproché d'avoir autorisé des arrestations et des détentions arbitraires.

Thein Soe, le président de la commission électorale birmane, a également été sanctionné. Il est accusé d'avoir participé à la sape de la démocratie et de l'État de droit dans son pays en ne reconnaissant pas les résultats des élections. Parmi les hauts responsables militaires concernés par ces mesures punitives figurent le général Min Aung Hlaing, chef de la junte au pouvoir, et le général Mya Tun Oo, qui a été nommé ministre de la Défense le 1er février 2021.

Début février, la junte militaire a mené un coup d'État contre Aung San Suu Kyi, la cheffe du gouvernement birman, en Asie du Sud-Est. De nombreuses personnes ont encore été tuées ce week-end lors de manifestations de protestation contre les généraux et leur junte. Près de sept semaines après le coup d'État, le bilan s'est alourdi à au moins 250 morts et près de 2.700 arrestations. C'est ce qu'a indiqué sur Twitter l'association d'aide aux prisonniers AAPP, tout en précisant que ces chiffres seraient en réalité probablement beaucoup plus élevés.

« Les excès de violence que nous observons sur place sont absolument inacceptables », a déclaré Heiko Maas (SPD), le ministre allemand des Affaires étrangères, à Bruxelles. Le ministre a ajouté que le nombre de meurtres commis en Birmanie avait atteint « un niveau insupportable ».

Les sanctions prises par l'UE prévoient le gel de leurs avoirs. Ils ne pourront également plus recevoir d'argent ou de ressources économiques et seront interdits d'entrée sur le territoire de l'Union européenne. « Nous ne voulons pas punir la population birmane avec des sanctions, mais ceux qui portent ostensiblement atteinte aux droits humains sur place », a déclaré Maas.

Source : dpa, traduction : deutschland.de