Centrale virtuelle

Le gouvernement fédéral fixe des objectifs ambitieux pour le développement d’énergies renouvelables. Dans notre série, nous présentons des projets qui favorisent pratiquement la transition énergétique. Série deutschland.de Transition énergétique, 1ère partie

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Le courant vient de la prise. À l’avenir, il viendra toutefois également souvent de centrales écologiques virtuelles reliées entre elles grâce à un réseau électrique intelligent. Le courant provenant des énergies éolienne, solaire ou de la biomasse contribue de plus en plus à couvrir les besoins en électricité en Allemagne. Entre-temps, il représente déjà plus de 25 pour cent. Cela entraîne la modification du système énergétique. D’autres centrales doivent pouvoir être facilement connectées ou déconnectées, en fonction de la quantité fluctuante d’électricité verte produite. Cela est possible avec des centrales à gaz classiques mais les « centrales virtuelles » pourront aussi de plus en plus combler ces besoins.

Récemment, Trianel, groupement des services techniques de la ville d’Aix-la-Chapelle, a mis en service une nouvelle variante, en tant que test. Vingt-cinq petites centrales de cogénération, livrant parallèlement de l’électricité et de la chaleur à des foyers, ont été regroupées et sont commandées comme une seule centrale. Comme carburant, on utilise de l’hydrogène, produite sur place à partir de gaz naturel. Le principal avantage est que l’énergie est produite là où elle est nécessaire. Cela soulage les réseaux de distribution d’électricité et évite les pertes de transmission qui, selon Trianel, peuvent atteindre près de dix pour cent dans le cas de production par de grandes centrales.

Le ministre fédéral de l’Environnement Peter Altmaier (CDU) était présent lors du lancement du projet auquel participent 15 services techniques municipaux et fournisseurs d’énergie régionaux. Il a déclaré : « Je suis persuadé que ce que vous faites ici est le début d’un véritable nouveau développement ». Les groupements virtuels seraient « des jalons menant à une transition énergétique réussie ».

Le futur système énergétique sera « smart », intelligent et souple. Pour constituer des « centrales virtuelles » on pourra aussi utiliser des éoliennes, des modules solaires et des installations de biogaz pouvant se trouver dans différentes régions. Ainsi il sera possible de produire de l’énergie écologique fiable puisque la centrale à biogaz pourra prendre la relève lorsque le vent ou le soleil feront défaut. Un autre aspect du « réseau smart » est que les gros consommateurs d’électricité, comme les frigorifiques, pourront être activés ou désactivés en fonction de l’électricité disponible.

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