L’avenir de la politique étrangère

Kristina Lunz, féministe et activiste, veut repenser la politique étrangère. Cela devrait rendre le monde plus féministe, plus juste et plus sûr.

Kristina Lunz
Kristina Lunz appelle à une nouvelle politique étrangère plus féministe. F. Castro

Le 8 mars est la Journée internationale des femmes. C’est pourquoi nous vous présentons, dans le cadre de notre campagne « Women Shaping our Future » (les femmes façonnent notre avenir), des personnalités et des projets inspirants en Allemagne et vous montrons comment ils s’engagent dans le monde entier pour le renforcement des droits des femmes.

Kristina Lunz a conseillé les Nations unies, mis en place pour le ministère des Affaires étrangères le réseau de femmes Unidas et elle est co-fondatrice et co-directrice du Centre for Feminist Foreign Policy (CFFP). La féministe allemande, politologue et activiste s’est maintenant fixé des objectifs encore plus ambitieux : repenser la politique étrangère, car dans le monde entier on assiste à des attaques massives contre les droits de l’homme, les droits des femmes et des minorités politiques. Selon Kristina Lunz, la misogynie ne s’observe pas seulement dans les activités politiques des Etats-nations mais aussi de plus en plus souvent au sein d’organisations internationales établies.

Une politique étrangère féministe signifie vouloir rompre les structures patriarcales en matière de politique étrangère et de politique de sécurité.

Kristina Lunz, activiste

Pour le féminisme et la paix

C’est pourquoi elle se bat, surtout avec son « Centre for Feminist Foreign Policy », pour un changement de mentalité, pour une nouvelle interprétation de notre conception de la sécurité, pour le féminisme et pour la paix. « Actuellement, les ressources du pouvoir sont surtout aux mains d’hommes privilégiés. Une politique étrangère féministe signifie vouloir rompre ces structures patriarcales en matière de politique étrangère et de politique de sécurité » explique Lunz dans une interview accordée à deutschland.de-Interview. Cette forme de leadership exige en outre que l’accent de la politique étrangère ne soit pas mis sur la force militaire mais sur la sécurité humaine. Le centre qu’elle a fondé doit réunir des penseurs et des praticiens, hommes et femmes, de haut niveau dans le domaine de la politique étrangère féministe, doit soutenir des projets de base et donner un signal contre les inégalités mondiales.    

Le 13 avril 2022, un Sommet du CFFP aura lieu à ce sujet en collaboration avec les gouvernements du Canada, de la Suède, du Mexique et de la Suisse, les organisations de la société civile ICAN, CREA, ICRW, SUPERRR Lab, le « Center for Reproductive Rights » et les « Open Society Foundations ».  

Des utopies au lieu de la Realpolitik

Dans son nouveau livre « Die Zukunft der Außenpolitik ist feministisch » (L’avenir de la politique étrangère est féministe) Lunz met en évidence les schémas de la domination masculine et décrit la possibilité d’un monde juste et sûr, si nous réussissons à briser ces schémas. Elle demande davantage d’utopies au lieu de la Realpolitik et de remettre en question le statu quo établi depuis des siècles. Cela doit permettre que la politique étrangère devienne plus humaine, plus efficace et plus inclusive.

Participez!

Vous voulez vous mettre en réseau numérique avec des personnes engagées, débattre d’idées et vous inspirer mutuellement ? Vous en avez maintenant l’occasion. Participez à notre jeu gagnant pour tenter de gagner

  • une participation à un atelier numérique exclusif de Herr & Speer sur le féminisme, la diversité et HeForShe
  • une participation à un événement virtuel de haut niveau pour vous mettre en réseau avec des créatrices d’entreprise en Allemagne et dans le monde.

Ce qu’il faut faire pour cela : commentez jusqu’au 27 mars l’un de nos messages #FemaleFuture sur nos réseaux sociaux et dites-nous pourquoi le thème de l’égalité des droits vous tient à cœur.

Sur notre site Instagram vous découvrirez des informations sur la campagne.

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