Où avons-nous envie de vivre ?

Selon une étude, les villes de petite et de moyenne taille sont
« in ».

Selon une étude, les villes de petite et de moyenne taille sont « in ».
dpa

Vivre en ville est à la mode. Les métropoles de plusieurs millions d'habitants ne sont pourtant pas les seules à attirer de nouveaux habitants ; les villes allemandes de petite et de moyenne taille, dont celles qui sont situées à la périphérie des métropoles, voient également leur nombre d'habitants augmenter. Les zones rurales continuent, elles, de perdre des habitants, mais dans une proportion toutefois assez faible. Les régions les plus concernées par le dépeuplement sont celles qui souffrent d'un manque d'infrastructures. C'est le constat que dresse l'étude « Trend Re-Urbanisierung ? » (Tendance ré-urbanisation ?), qui a été menée par l'Institut de recherche sur le développement urbain et rural (ILS) à la demande de la Fondation Bertelsmann. 

Les villes petites et moyennes qui ont vu leur nombre d'habitants particulièrement agumenter ces dernières années sont par exemple Bad Neustadt an der Saale (Bavière), Aurich (Basse-Saxe), Güstrow (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale) ou encore Heide (Schleswig-Holstein). Une analyse détaillée des mouvements de population au sein de l'Allemagne montre que ces nouveaux habitants viennent principalement de grandes villes de plus de 500.000 habitants. L'étude pointe notamment les « effets de débordement » des grandes villes et un phénomène de départ d'une partie des habitants des métropoles vers les communes agréables situées à leur périphérie.

Même si les zones rurales continuent de perdre des habitants, ce processus est toutefois « plutôt lent », et bon nombre de communes continuent d'en gagner, à l'instar de Finsterwalde (Brandebourg), Eschwege (Hesse), Hildburghausen (Thuringe) ou encore Parchim (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale). Cette tendance ressort nettement et pourrait être liée à des facteurs économiques tels que la présence d'un tissu stable de petites et moyennes entreprises dans ces villes. 

Selon Brigitte Mohn, membre du comité directeur de la Fondation Bertelsmann, tout un « faisceau » de causes peuvent expliquer ces mouvements de population : changement de lieu de travail, manque de logements abordables dans les métropoles, styles de vie. L'âge joue également un rôle : les jeunes âgés de 18 à 25 ans vont généralement vivre dans les grandes villes pour y faire leurs études ou y suivre une formation, tandis que les familles et les personnes de plus 65 ans ont tendance à déménager dans les petites villes et les villes moyenne. 

Avec des informations de dpa : traduction : deutchland.de