Les nouvelles technologies, au secours des régions en crise
Comment distribuer le matériel humanitaire dans les régions dangereuses ou difficiles d’accès ? L’IA, la blockchain et des véhicules télécommandés ouvrent de nouvelles perspectives pour l’aide humanitaire.
Des véhicules semi-autonomes approvisionnent les territoires dangereux
Des routes détruites, un terrain accidenté ou le risque d’attaques peuvent compliquer l’approvisionnement et mettre en danger les équipes d’intervention. C’est là qu’intervient le tout-terrain semi-autonome SHERP : Il se pilote à distance et peut transporter du matériel de secours sur des terrains difficiles d’accès, sans présence requise sur place. « Là où les équipes d’intervention sont exposées à des menaces directes, des robots pilotés à distance permettent de mener des opérations d’aide humanitaire et de protection civile à distance, en sécurité », affirme Armin Wedler de l’Institut de robotique et de mécatronique du Centre aérospatial et aéronautique allemand. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies ont d’ores et déjà eu recours à ces véhicules, notamment au Mozambique ou au Soudan du Sud. Ceux-ci n’étaient toutefois pas pilotés à distance, mais par une personne au volant.
Dieses YouTube-Video kann in einem neuen Tab abgespielt werden
YouTube öffnenContenu tiers
Nous utilisons YouTube pour intégrer un contenu qui collectera possiblement des données sur vos activités. Merci de vérifier les détails et d’accepter le service afin de pouvoir afficher ce contenu.
Ouvrir le formulaire de consentementL’IA planifie la logistique humanitaire
Où acheter, transporter et stocker les denrées alimentaires de l’aide humanitaire ? Afin d’économiser les ressources financières et d’optimiser l’approvisionnement alimentaire, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) fait appel à l’outil IA SCOUT pour l’optimisation de la chaîne logistique. Il aide notamment à planifier les achats et à choisir les sites de stockage et est utilisé, entre autres, dans différentes régions d’Afrique. La planification des achats et l’optimisation des sites de stockage ont généré des économies à hauteur de 6,2 millions de dollars américains en l’espace de 18 mois. Ces économies ont permis d’approvisionner beaucoup plus de monde avec les mêmes ressources.
La blockchain coordonne les aides sur le terrain
Lors de crises, ce sont souvent plusieurs organisations qui apportent leur aide. Ces dernières ne pouvant pas toujours coordonner leurs actions, certaines personnes bénéficient d’aides supplémentaires, tandis que d’autres n’en reçoivent pas suffisamment. La plateforme de blockchain « Building Blocks » du PAM des Nations Unies mettent en lien les différentes organisations : elle leur permet de visualiser la répartition de l’aide et coordonner leurs actions en conséquence. En 2025, 159 organisations ont utilisé la plateforme en Ukraine, en Syrie et en Palestine afin d’harmoniser leurs actions et d’améliorer la transparence.
L’Accélérateur d'innovation du PAM a été créé en 2015 par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, avec le soutien du ministère allemand des Affaires étrangères et du ministère fédéral pour la coopération économique et le développement, afin de promouvoir des idées et des projets pour lutter contre la faim dans le monde. Rien qu’en 2025, les innovations subventionnées ont bénéficié à 132,5 millions de personnes. Parmi ces innovations : les projets SCOUT et Building Blocks mentionnés dans cet article.