« L’Allemagne a une immense responsabilité »

Les commentaires de la presse internationale sur le résultat des élections au Bundestag et les attentes envers Angela Merkel.

Bundestagswahl 2017
dpa

New York Times

« On parlera encore longtemps de ces élections en Allemagne. Un parti d’extrême-droite parvient à entrer au Parlement allemand après plusieurs décennies. »

The Times (Londres)

« Angela Merkel n’est pas heureuse d’être le leader du monde libre. Si elle avait de telles ambitions, elles seraient obscurcies par les circonstances de sa victoire électorale. Quatre législatures ne sont pas exceptionnelles en Allemagne. Mais elles peuvent être empoisonnées, comme l’a vécu son ancien mentor, feu Helmut Kohl. (...) Finalement, Angela Merkel victorieuse aura à faire avec un gouvernement qui sera d’emblée instable. Elle doit s’y opposer en menant une politique de changement énergique au lieu de reculer. »

Le Monde (Paris) 

« Une Union CDU/CSU affaiblie, un parti social-démocrate KO, une extrême droite montante, l’Allemagne est à son tour entrée dans une zone de turbulences, dimanche 24 septembre, à l’occasion des élections législatives. Certes, Angela Merkel sera à la tête du prochain gouvernement allemand, mais nul ne peut dire aujourd’hui, pas même la principale intéressée, avec quel parti elle gouvernera. »

Izvestia (Moscou)

« Il est temps pour Berlin de donner de nouveaux contours à « l’Ostpolitik ».

Die Presse (Vienne)

« L’Allemagne a glissé vers la droite. Avec deux ans de retard, les électeurs allemands ont présenté la facture pour la crise migratoire. C’est ce seul thème qui a rendu l’AfD (Alternative für Deutschland) aussi puissant. Dans un autre contexte politique, les nationalistes de droite, avec leur manque éclatant de leadership et leurs incessants combats de tranchées, auraient atterri depuis longtemps sur le tas de fumier de l’histoire. »

NZZ (Zurich)

« Autant qu’on puisse en juger, Angela Merkel sera encore chancelière après les élections au Bundestag du 24 septembre. […] Comme il est rassurant d’avoir une « mère du pays » qui apporte ordre et fiabilité dans un monde incompréhensible. »

Jyllands-Posten (Aarhus, Danemark) 

« Avec l’entrée de l’AfD au Parlement, l’Allemagne est rattrapée par la réalité européenne. [...] Le message le plus important est clairement que le phénomène Angela Merkel peut poursuivre son travail. Heureusement, la stabilité, la responsabilité et la crédibilité sont toujours importantes en Allemagne à une époque incertaine dans le monde. C’est dans l’intérêt de tous. »

Rzeczpospolita (Varsovie) 

« Indépendamment des partenaires choisis par Angela Merkel pour former une coalition, l’Allemagne reste le pays le plus important de l’UE, son économie la plus importante et un stabilisateur de la politique dans notre partie du monde. »

Magyar Nemzet (Budapest)

« Avec le retrait des Britanniques, il ne reste plus que l’Allemagne comme force déterminante dans l’Union européenne, ce qui n’est pas seulement une chance mais aussi une immense responsabilité. »

El País (Madrid)

« L’entrée au Bundestag de l’AfD avec près de cent députés et comme troisième force politique du pays confirme la triste période que traversent les démocraties représentatives en Europe et hors de notre continent. Elles sont soumises à une forte pression populiste […]. Les démocrates allemands doivent maintenant veiller à ce que l’alternative xénophobe et eurosceptique que représente l’AfD ne transforme pas la politique et les valeurs du pays. »

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