Le bonheur est dans l’estran

« Je sais maintenant quelles études faire » : des jeunes racontent comment le Volontariat écologique a changé leur vie.

 

L’Année écologique volontaire en Allemagne : apprendre pour la vie dans la nature.
L’Année écologique volontaire en Allemagne : apprendre pour la vie dans la natur Edler von Rabenstein/stock.adobe.com
Heloise Ficara
Héloïse Ficara (22 ans)

Etudiante Erasmus française, j’avais presque achevé ma licence en sciences de la communication à l’université de Passau et voulais rentrer à Paris. C’est alors que j’ai lu par hasard une annonce pour un Volontariat écologique franco-allemand (VEDA) auprès de la Fédération pour l’environnement et la protection de l’environnement (BUND). J’avais envie de rester en Allemagne et de m’occuper de protection de l’environnement. Dans le bureau du BUND en Rhénanie-Palatinat, j’ai beaucoup appris sur l’industrie agro-alimentaire, la transition énergétique et la protection des abeilles sauvages. Et je parle maintenant couramment l‘allemand.

Jan Allnoch
Jan Allnoch (19 ans)

Comme je ne savais pas quoi faire après le bac, j’ai décidé de faire un Volontariat écologique à l‘Observatoire des oiseaux de Neschwitz en Saxe. Je sais maintenant que je veux faire des études de protection de l’environnement et d’aménagement des paysages. C’est un bel avantage d’avoir travaillé avant de faire des études et de ne pas aller directement à l’université après le lycée.

Tout le monde a la possibilité et le devoir de contribuer à la gestion du monde.

Jontyler Hartman (Etats-Unis) après une Année écologique volontaire en Allemagne
Helma Mensing
Helma Mensing (23 ans)

Après mon bac professionnel en design des médias et de la communication, je savais que je ne serais pas heureuse dans ce métier et cherchais une alternative. Lors de mon Année écologique volontaire à la station de protection de la mer des Wadden à St. Peter-Ording, j’ai beaucoup appris sur la nature et découvert mon intérêt pour l’ornithologie. Et j’ai appris à parler devant un large public en faisant des visites commentées.

Saskia Bohn
Saskia Bohn (18 ans)

Le volontariat vaut déjà la peine parce qu’on travaille 40 heures par semaine pendant longtemps et qu’on découvre le fontionnement d’une entreprise. Même si je pensais avoir appris à travailler en équipe à l’école, j’ai fait de précieuses expériences dans les projets de l‘Ergo Umweltinstitut GmbH en Saxe, notamment en matière de communication et d’organisation.

Jontyler Hartman
Jontyler Hartman (22 ans)

L’environnement et la durabilité n’étaient pas très importants dans ma famille, aux Etats-Unis. Nombre de personnes n’y sont pas conscientes de l’impact de leur comportement. Ils boivent de l’eau dans de petites bouteilles en plastique alors que l’eau du robinet a la même qualité, font fonctionner leur chauffage ou leur climatisation 365 jours par an et ne veulent pas savoir d’où viennent les aliments dans leur assiette. La plus grande aptitude que j’ai acquise lors de mon Année écologique volontaire auprès de l’Agence des énergies renouvelables à Berlin, c’est l’esprit critique. Tout le monde a la possibilité et le devoir de contribuer à la gestion du monde.