Les cordages et le gréement remplacent les réseaux sociaux.
Le Statsraad Lehmkuhl est l’un des plus impressionnants voiliers participant à la fête du port de Hambourg. Pour Marcus Seidl, un retour à bord ; pour les jeunes apprentis, une aventure.
Lors le capitaine Marcus Seidl remonte l’Elbe à bord du Statsraad Lehmkuhl à cette occasion, Hambourg se profile très lentement à l’horizon. Il croise ensuite des terminaux à conteneurs, des remorqueurs et des grues portuaires s’élevant au-dessus de l’eau. Sur les berges, des centaines de milliers de personnes attendent le défilé des voiliers de la fête du port de Hambourg.
Pour le capitaine Seidl, c’est un grand moment. « Il y a 52 ans, j’étais présent sur le bateau de mon père », explique-t-il. « J’ai hâte de voir comment le port s’est transformé. » Plus de 250 navires du monde entier sont attendus lors de la fête du port de Hambourg 2026, qui avait attiré près de 1,2 millions de personnes l’année dernière.
Un trois-mâts d’un autre âge
Au milieu de ces imposants trois-mâts : 98 mètres de long, des voiles blanches, une coque noire. Le navire semble tout droit sorti du passé. Depuis plus d’un siècle, il parcourt les mers du globe avec des périodes d’interruption ; c’est aujourd’hui un navire-école norvégien, un navire de recherche et un lieu d’apprentissage en mer. Il fait partie de l’expédition internationale One Ocean, le Statsraad Lehmkuhl permet d’accumuler des connaissances en matière de protection marine et de navigation durable.
Il fut construit en Allemagne en 1914 sous le nom de Großherzog Friedrich August. La Norvège s’en porta acquéreur après la Première Guerre mondiale et son port d’attache est désormais Bergen. Il compte parmi les plus grands voiliers-écoles actifs d’Europe. On y apprend à hisser les voiles, à nouer des nœuds, à faire la vigie mais, surtout, à prendre des initiatives dans un espace restreint.
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Ouvrir le formulaire de consentementMarcus Seidl a connu cette vie dès son enfance. Ses parents allemands ayant émigré au Canada, il est né à Vancouver et a passé plusieurs mois en mer alors qu’il était tout petit. « Je n’ai jamais imaginé travailler ailleurs que sur de grands voiliers », affirme-t-il. Il est capitaine du Statsraad Lehmkuhl depuis plus de 30 ans.
Il transmet aujourd’hui son savoir à de jeunes apprentis. Thomas, norvégien de 22 ans, est l’un d’entre eux. Ayant entendu parler du Statsraad Lehmkuhl sur TikTok, il a postulé pour rejoindre son équipage. À bord, il n’y a souvent pas de réseau. C’est ce qui plaît à Thomas, outre le fait qu’il y dort très bien. « Sur le bateau, on oublie le monde autour. C’est une toute nouvelle expérience », explique-t-il.