Les visages de la recherche

Qui fait de la recherche en Allemagne sur d’importants sujets de santé ? Un portrait de trois scientifiques de pointe.

Ana Martin-Villalba, chercheuse espagnole sur les cellules souches.
Ana Martin-Villalba, chercheuse espagnole sur les cellules souches. DKFZ / Jung

Prof. Dr. Ana Martin-Villalba : activer les pouvoirs d'autoguérison des cellules

En cas d’AVC ou de paraplégie, de nombreuses cellules meurent alors qu'elle sont saines. Cela aggrave les conséquences de ces maladies. Ana Martin-Villalba veut empêcher cette mort cellulaire et, plus encore, elle veut activer les pouvoirs d’autoguérison des cellules. Au Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) à Heidelberg, la chercheuse espagnole étudie si cela est possible et de quelle manière. Son arrière-grand-père a lui aussi étudié dans la ville au bord du Neckar. C'est  également là que la chercheuse en cellules souches a fait une percée : elle est parvenue à rendre leur mobilité à des souris paraplégiques.

Prof. Dr. Christian Drosten : indissociable de la pandémie de Covid-19

Christian Drosten, le virologue le plus célèbre d’Allemagne.
Christian Drosten, le virologue le plus célèbre d’Allemagne. picture alliance / photothek

Christian Drosten travaille depuis près de 20 ans sur les coronavirus et il est l'un des principaux experts mondiaux dans ce domaine. Il dirige l'Institut de virologie de l'hôpital de la Charité à Berlin depuis 2017 et, en 2020, il y a développé le premier test de détection au monde du SARS-CoV-2. En Allemagne, son nom est indissociable de la pandémie car personne ne l’a aussi bien expliquée que lui - en tant que conseiller du gouvernement allemand et avec un podcast facile à comprendre. Depuis 2018, Drosten est également directeur scientifique du centre interdisciplinaire Charité Global Health. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) l’a récemment proposé comme membre d'un nouveau Groupe consultatif international composé de 26 scientifiques devant enquêter sur l'origine des pandémies.

Dr. Asifa Akhtar : décoder une maladie infantile

L’épigénéticienne Asifa Akhtar fait de la recherche à Fribourg.
L’épigénéticienne Asifa Akhtar fait de la recherche à Fribourg. Wolfram Scheible / MPG

Asifa Akhtar est une pionnière en épigénétique. Il s’agit d’étudier – dit de manière simplifiée – pourquoi un même gène devient actif chez certaines personnes et ne l’est pas sur d’autres. La chercheuse d’origine pakistanaise travaille à l’Institut Max Planck d’immunobiologie et d’épigénétique (MPI-E) à Fribourg et fait de la recherche sur les mouches à fruits ; elle a pu ainsi décoder les mécanismes d’une maladie infantile rare. En 2020, elle a été élue première vice-présidente internationale de la section de médecine biologique de la Société Max Planck.  

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