Rafraîchir les villes en période de chaleur

Les étés deviennent de plus en plus chaud, le changement climatique place les urbanistes devant de nouveaux défis. Nous montrons ce que l'Allemagne peut apprendre d'autres pays. 

 Les  tours « Bosco Verticale » à Milan – à la fois des immeubles et une forêt.
Les tours « Bosco Verticale » à Milan – à la fois des immeubles et une forêt. picture alliance / Peter Schickert

Le réchauffement climatique n’épargne pas les villes, au contraire : l’asphalte et le béton sont d'excellents accumulateurs de chaleur. Le jour, ils absorbent la chaleur et la restituent la nuit. Surtout dans les villes, c’est un problème croissant, car, en Allemagne, le nombre de vagues de chaleur a doublé depuis 1980. C’est pourquoi des scientifiques et des urbanistes testent comment parvenir en été à ce que les villes soient  plus fraîches. Voyons ce que l'Allemagne peut apprendre d'autres pays.

Rafraîchir les villes avec des plantes

Les arbres ne font pas seulement de l’ombre, ils apportent aussi de la fraîcheur en faisant évaporer de l’eau. Il en est de même pour les plantes. C’est pourquoi de nombreuses villes misent sur la végétalisation pour lutter contre la canicule.

Les tours « Bosco Verticale » à Milan, d'une hauteur de 80 et de 100 mètres, sont un projet phare européen. Quelque 900 arbres et plus de 2 000 autres plantes ornent les terrasses, les balcons et les murs des deux tours. 

Des couleurs claires contre l’accumulation de chaleur

Les « cool roofs », les toits frais, sont une autre stratégie de rafraîchissement. Depuis 2014, les toits en matériaux clairs en Californie font partie de la stratégie climatique. A Los Angeles, en 2019, des rues entières ont même été peintes en blanc. Les surfaces claires réfléchissent la lumière du soleil au lieu de l’absorber. Elles restent donc moins chaudes. En Europe, dans les régions du bassin méditerranéen, depuis des siècles, les maisons sont peintes en couleurs claires. 

Les bâtiments de l’île grecque de Santorin sont peints principalement en blanc.
Les bâtiments de l’île grecque de Santorin sont peints principalement en blanc. millaf - stock.adobe.com

L’ingénieure Amandine Crambes de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie Ademe explique qu’à une température d’environ 26 degrés Celsius, « un toit foncé peut atteindre 80 degrés Celsius. Le même toit de couleur claire atteint 45 degrés et un toit végétalisé seulement 29 degrés. »

Le photovoltaïque pour plus d'énergie verte

Les installations photovoltaïques sur les toits des maisons contribuent aussi au rafraîchissement – et produisent de l’électricité verte. Dans ce domaine, en Europe, la France est pionnière. Depuis 2015, tous les nouveaux bâtiments commerciaux doivent en partie couvrir leur toit soit de plantes soit de modules solaires.  

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