Aider les étudiantes et étudiants menacé(e)s

Droit à l’éducation : l’Allemagne lance un programme de bourses pour soutenir les étudiantes et étudiants menacé(e)s dans le monde.

 Protestations d’étudiantes en Biélorussie en 2020.
Protestations d’étudiantes en Biélorussie en 2020. dpa

Les chercheuses e Des chercheuses et chercheurs sont toujours plus souvent poursuivis dans leur pays pour leur travail scientifique ou leur engagement en faveur de la liberté et de la démocratie. La liberté de la science est donc toujours plus menacée : 80 % de la population mondiale vit dans des pays limitant la liberté de la science, estime l’Academic Freedom Index 2020 (AFi).

Faire des études et des recherches en toute sécurité

Avec un nouveau programme de bourses, l’Office allemand d’Echanges universitaires (DAAD) aide les étudiant(e)s et les doctorant(e)s dans le monde à vivre leur droit à l’éducation. « Nous constatons hélas sans cesse que des étudiant(e)s et des doctorant(e)s sont menacé(e)s dans le monde et que le droit à l’éducation leur est refusé », dit le président du DAAD, le professeur Joybrato Mukherjee. Dans le cadre du « Programme Hilde Domain Students at Risk », jusqu’à 50 boursiers et boursières reçoivent chaque année un soutien pour entreprendre ou poursuivre leurs études ou leurs recherches en Allemagne en toute sécurité.

Nous constatons hélas sans cesse que des étudiant(e)s et des doctorant(e)s sont menacé(e)s dans le monde et que le droit à l’éducation leur est refusé.

Joybrato Mukherjee

Le programme est financé avec des fonds du ministère fédéral des Affaires étrangères. « Avec le Programme Hilde Domin, nous ouvrons un espace protégé aux étudiant(e)s et chercheur(se)s qui sont poursuivi(e)s ou menacé(e)s. Je me réjouis de pouvoir apporter une contribution véritablement substantielle avec près de 8,6 millions d’euros jusqu’en 2027. La première année, nous nous concentrons sur la Biélorussie et apportons notre aide précisément là où elle est la plus nécessaire », dit le ministère fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Le libre choix des cursus

Les étudiant(e)s et doctorant(e)s peuvent choisir librement leurs cursus, à l’exception des études de médecine ou d’art, soumises à un numerus clausus strict ou un examen d’aptitude. La bourse couvre tous les coûts induits par un séjour d’étude et de recherche. Une aide pour couvrir les frais de voyage est également prévue, ainsi que la participation à un cours d’allemand préliminaire en fonction de la maitrise de la langue exigée par les études ou la thèse de doctorat visées.

DAAD

Les boursier(ière)s potentiel(le)s ne peuvent candidater, ils/elles doivent être proposé(e)s par une institution sise en Allemagne. Cela peut être une université accréditée ou une organisation active dans le domaine de la science, de l’enseignement, de la recherche, de la protection des droits humains ou dans la promotion de la démocratie, de l’Etat de droit ou de la paix.

Contribuer au développement dans les pays d‘origine

L’objectif à long terme du DAAD et du ministère fédéral des Affaires étrangères est de former en Allemagne des étudiant(e)s et des chercheur(se)s afin qu’ils/elles puissent, après leur diplôme, contribuer largement au développement politique, économique et sociétal de leurs pays d’origine. C’est pourquoi tous les boursiers participent en outre à un programme d’accompagnement sociologique qui leur donne une formation complémentaire au niveau tant personnel que scientifique.

Ce programme de bourses porte le nom de l’écrivaine Hilde Domin. Jeune femme, elle a fui l’Europe en proie au fascisme et n’est revenue en Allemagne qu’après la fin de la guerre. 

Pour plus d’informations : Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD)

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