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En direct de la Foire du livre

Migration, urbanité et la philosophie de la cohabitation : à la Foire du livre de Francfort de nombreux débats ont lieu et on y découvre beaucoup de choses – échos et impressions.

21.10.2016
© Sarah Kanning - Frankfurt Book Fair

 

La mobilité en cire

Comment les personnes se déplacent-elles au quotidien urbain ? Le « Moovel Lab » en donne une vision avec une imprimante 3D cire dans la halle 4.1., « The Arts+ ». De la cire liquide tombe goutte à goutte sur une feuille de papier de deux mètres sur deux et présente ainsi les recherches d’itinéraire sur « moovel App », une application qui réunit les transports publics, les entreprises d’autopartage, les taxis, les services de location de bicyclettes et la Deutsche Bahn. Le résultat est une version artistique fascinante d’une carte routière Berlin, la capitale.      

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Migration und normalité

Les mouvements de fuite et de migration vers l’Europe sont-ils vraiment exceptionnels, comme cela semble être le cas actuellement ? Tel est le thème du débat entre Beate Grzeski, responsable de l’antenne « Réfugiés et Migrations » au ministère fédéral des Affaires étrangères, Jochen Oltmer, chercheur spécialiste des migrations et le journaliste austro-suédois Carl Henrik Fredriksson au « Weltempfang », le forum pour la politique, la littérature et la traduction avec lequel, depuis 2007, le ministère fédéral des Affaires étrangères apporte une contribution à la Foire du livre de Francfort. « La migration a toujours existé » déclare Jochen Oltmer. « Les gens partent lorsqu’ils croient qu’ils ont de meilleures opportunités autre part où lorsqu’ils sont forcés de fuir à cause de la violence ou de la menace de violence. » Selon Oltmer, la plupart des gens n’ont toutefois pas les moyens de se déplacer, « pour cela il faut de l’argent, une vision et des réseaux ». Beate Grzeski souligne qu’améliorer les conditions de vie dans les pays d’émigration et mieux gérer la migration sont des éléments importants de la politique étrangère allemande. « La coopération au développement ne peut pas le faire à elle seule mais c’est une partie de la mosaïque des mesures ». Le ministère fédéral des Affaires étrangères veut endiguer la migration illégale à l’aide de la diplomatie dans les pays d’origine et en facilitant l’immigration d’étudiants et de personnels qualifiés. « Ce n’est pas dans notre intérêt d’empêcher la migration ; l’Europe a besoin d’immigration. Mais nous voulons remplacer l’illégalité par la légalité. » Un important objectif de la présidence du G20, que la République fédérale reprendra en décembre 2016, est le continent africain. « À notre avis, l’Afrique n’est pas un continent de catastrophes mais un continent d’opportunités » déclare Grzeski. Si les conditions de vie étaient améliorées, « les gens y verraient des options pour l’avenir ».    

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Nouvelles du Liban

Les jeunes auteurs libanais Rola el Hussein et Ayham Hazoun présentent leurs nouvelles « Das Kleid » (la robe) et « Die Hauptstadt » (la capitale) au forum « Weltempfang ». Elles sont nées au sein du projet « Beirut Short Stories », une coopération de la fondation KfW Stiftung, du Goethe-Institut et de Litprom. L’écrivain, journaliste et traducteur Hussain Al-Mozany a dirigé l’atelier et il le considère comme une « lueur d’espoir ». Il a encouragé les participants « à cacher de petits cailloux dans ses textes, pour que le lecteur reste attentif ». Car, selon Al-Mozany, écrire « est élémentaire ».

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Thé et lectures

Dans la tente de lecture sur l’espace « Agora » de la Foire du Livre, il règne une atmosphère merveilleuse : les visiteurs s’installent confortablement dans des compartiments séparés, une tasse de thé à la main, et écoutent les lectures. Et que dit l’écrivaine néerlandaise lorsque, en présentant son livre « Du sagst es » (C’est toi qui le dis), elle trouve un verre déjà utilisé sur la table ? « Ça ne fait rien. Je bois quand même dedans. Et s’il m’arrivait quelque chose, nous saurions tous que c’est une perfide tentative de meurtre. » En effet, le nouveau roman de Palmer traite aussi de la mort : la poétesse américaine Sylvia Plath s’est suicidée en 1963. Palmen écrit dans la perspective du mari de Plath, le poète Ted Hughes qui a survécu avec un sentiment de culpabilité.   

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Art sucré

Une envie de chocolat ? Les chocolatiers belges de Choco-Story font la démonstration de leur savoir-faire à un bar-chocolat dans l’espace Agora. Il font fondre du chocolat, le verse dans de petits moules et ajoutent une demi-noix – les visiteurs peuvent alors le déguster. L’art d’utiliser le chocolat de l’école de gastronomie « Ter Groene Poorte » à Bruges est impressionnant : ils ont reproduit, pour ainsi dire « chocolaté », des tableaux de maîtres flamands.

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Auteure sollicitée

La lauréate cette année du Prix de la paix des éditeurs et libraires allemands, Carolin Emcke, est très sollicitée. Que ce soit sur le « sofa bleu », sur la scène de la chaîne de télévision ARD, au stand du quotidien « Süddeutsche Zeitung » ou à celui de l’hebdomadaire « Die Zeit ». Toutefois, même si les auditeurs insistent, Emcke garde le silence sur le contenu du discours qu’elle prononcera lors de la remise du Prix de la paix le 23 0ctobre 2016.

www.buchmesse.de/weltempfang

www.deutschland.de/fr/topic/politique/allemagne-europe/lutter-contre-les-raisons-motivant-la-fuite

www.deutschland.de/fr/topic/politique/dialogue-developpement/permettre-aux-refugies-de-redemarrer

www.deutschland.de/de/topic/politik/frieden-sicherheit/fluechtlingen-einen-neustart-ermoeglichen

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