Ensemble pour la protection des espèces

Des phoques, des chauves-souris et des oiseaux migrateurs : trois exemples montrent comment l’Allemagne collabore avec des partenaires européens pour protéger les animaux.

Un phoque gris sur une plage de l’île d’Helgoland
Un phoque gris sur une plage de l’île d’Helgoland picture alliance/imageBROKER

Le patrimoine naturel mondial de la mer des Wadden : une aide de voisinage pour les phoques gris

Le phoque gris ne connaît aucune frontière : qu’il plonge pour attraper du poisson au large des côtes danoises, allemandes ou néerlandaises, le sud de la mer du Nord est le même pour ce grand prédateur. Cependant, il profite du fait que les trois pays coopèrent bien en matière de protection de la nature; ils le font depuis déjà 1978 afin de protéger la mer des Wadden en tant qu’unité écologique. En 2019, la mer des Wadden danoise, allemande et néerlandaise a été inscrite au patrimoine naturel mondial de l’Unesco. Au milieu de l’année 2019, des experts des trois pays ont constaté que la population de phoques gris a constamment augmenté dans la mer des Wadden au cours des dernières décennies.     

EUROBATS : l’Accord relatif à la Conservation des Populations de Chauves-souris d'Europe

Récemment, le discrédit a été jeté sur les chauves-souris – car on les soupçonne de transmettre le coronavirus. Cela ne s’applique toutefois pas aux espèces européennes. Il est cependant certain que, pour les experts, elles font partie des meilleurs indicateurs d’un environnement sain. Là où les populations de chauves-souris prospèrent, l'écosystème est intact et stable. Elles se nourrissent d'insectes et contribuent à assurer l'équilibre écologique de leur présence, ce qui permet par exemple d'éviter que les arbres soient infestés de parasites. L’Allemagne est l'un des premiers pays à avoir adhéré à l'Accord relatif à la Conservation des populations de Chauves-souris d’Europe, EUROBATS, en 1993. Le secrétariat d'EUROBATS se trouve sur le campus de l'ONU à Bonn. Actuellement, 37 Etats membres coopèrent pour protéger les mammifères volants - de la Norvège à Israël, du Portugal à la Géorgie.      

Un murin de Bechstein dans une galerie de Rhénanie-du-Nord-Westphalie
Un murin de Bechstein dans une galerie de Rhénanie-du-Nord-Westphalie picture alliance / blickwinkel/P. Schuetz

La Convention de Bonn : la coopération au profit des oiseaux migrateurs

La plupart des oiseaux migrateurs, comme par exemple les sternes et les cigognes, parcourent des milliers de kilomètres entre leurs habitats d’été et leurs zones d’hivernage en Afrique : ils doivent survivre à des voyages dangereux. Les dangers vont de la chasse aux lignes électriques non sécurisées. Avec le soutien de l’Allemagne, la Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, dont les oiseaux migrateurs constituent le plus grand groupe, est entrée en vigueur en 1983. Entre-temps, 129 pays ainsi que l’Union européenne y ont adhéré. De nombreux accords, dont certains sont contraignant en vertu du droit international, ont permis de rendre moins dangereux les vols des oiseaux migrateurs.  

Une cigogne en vol au-dessus de la Hesse
Une cigogne en vol au-dessus de la Hesse picture alliance/dpa

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