Le marché du travail surmonte la crise

La pandémie de Covid-19 a causé également en Europe un taux de chômage élevé – il y a pourtant pénurie de main d’œuvre dans certains endroits

La production de papier dans le Brandebourg fonctionne à plein régime.
La production de papier dans le Brandebourg fonctionne à plein régime. picture alliance/dpa

Qu’est-ce qui incite les gens à quitter leur pays ? Outre la situation sur le marché de l’emploi, leur décision dépend des ­emplois proposés dans le pays cible. L’Allemagne est attrayante en raison de la bonne situation économique de ces ­dernières années : en 2019, 2,7 millions d’étrangers européens tra­vaillaient en Allemagne. L’Espagne et l’Italie étaient également de grands pays cibles.  On ne sait pas ­encore comment la pandémie du coronavirus impactera le marché de l’emploi ­européen.

Une biographie professionnelle avec des étapes dans plusieurs pays n’est plus rare dans l’Union européenne. En 2019, quelque 9,5 millions de citoyens de l’UE travaillaient dans un autre pays ­européen. Ce chiffre a augmenté de presque 60 % ces dix dernières années. Une success story car la liberté de voyager des salariés est l’une des quatre grandes libertés de l’Union ­européenne. Elle offre nombre de possibilités à ses citoyens : ils peuvent chercher un emploi dans un autre pays européen, n’ont pas besoin d’un permis de travailler et ont les mêmes droits que les salariés nationaux.

En mars 2020, le taux de chômage dans l’UE se situait à 6,6 %. La pandémie du coronavirus a provoqué une hausse de ce chiffre mais nombre de secteurs recherchent de la main d’œuvre, notamment la santé et les soins aux personnes. Sans migration venue de l’extérieur de l’UE, l’Europe vieillira et les mutations ­démographiques accentueront ce déficit. ­L’Allemagne aussi est en manque de personnel qualifié dans le secteur de la médecine, de l’ingénierie ou de l’informatique. Avec une nouvelle loi sur l’immigration de main d’œuvre qualifiée, entrée en vigueur en mars 2020, la République fédérale veut surtout attirer des spécialistes ­venant de pays non-européens. La crise du coronavirus a souligné combien l’Allemagne est également dépendante de personnel moins qualifié venu d’Europe de l’Est : les restrictions à l’entrée sur le territoire allemand ont provoqué une ­pénurie de saisonniers. Le problème n’a pu être résolu qu’avec une autorisation exceptionnelle, quelque 80 000 saisonniers ont pu venir en ­Allemagne pour les récoltes.

Les entreprises et les salariés qui n’ont travaillé qu’au ralenti en Allemagne pendant l’épidémie  du coronavirus, ont eu recours au chômage partiel. Ce modèle avait déjà bien fonctionné pendant la crise financière et monétaire en Europe. La Commission européenne veut instaurer un système similaire au niveau européen.

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