« Des solutions numériques pourraient être une aide »

Quelles sont les tâches d’un service de santé publique  - et qu’est-ce que la pandémie a changé ? Oliver Piehl de Tübingen nous donne un aperçu.

Le suivi des personnes infectées est du ressort du service de santé publique.
Le suivi des personnes infectées est du ressort du service de santé publique. Robert Kneschke - stock.adobe.com

Docteur Piehl, quelles sont les tâches d’un service de santé publique ?
Nos tâches sont multiples et elles se répartissent grosso modo en trois domaines : la santé et la protection contre les infections, le service médical pour les enfants et les adolescents et le domaine de la promotion de la santé et de la prévention dont fait partie par exemple le conseil en matière de sida.  

Actuellement, la pandémie de Covid-19 représente bien entendu une grande partie de notre travail en ce qui concerne la santé et la protection contre les infections mais aussi le contrôle d'autres infections, telles que par exemple la tuberculeuse; nous procédons aussi aux inspections d’hygiène des hôpitaux et des cabinets médicaux tout comme au contrôle de l’eau potable et des eaux de baignade. 

Dans le service médical pour les enfants et les adolescents, nous contrôlons par exemple si les enfants ont besoin d’un soutien et nous le mettons en place avant leur scolarité. De plus, nous observons les familles. Cela nous permet d’identifier les cas où les enfants doivent être protégés.

A quoi ressemble votre quotidien en temps de pandémie de Covid-19 ?
Depuis mars 2020, presque toute l’équipe doit se concentrer sur la maîtrise de la pandémie. Nous avons le soutien de la Bundeswehr, de « Containment Scouts
» et d’étudiants en médecine afin de pouvoir détecter plus rapidement des chaînes d’infection. En outre, nous avons engagé d’autres médecins et fait appel à des collaborateurs de la sous-préfecture pour nous aider dans nos tâches. Dans la recherche des contacts avec des personnes infectées par le Covid-19, nous clarifions où les personnes sont allées et quels contacts elles ont eus. Nous identifions alors ces contacts afin que les autorités puissent ordonner leur mise en quarantaine. Il faut beaucoup de personnel pour que cette stratégie soit couronnée de succès. On met actuellement en attente de nombreuses tâches que nous ne pouvons plus effectuer ou alors de manière très succincte. Des solutions numériques pourraient nous aider à accélérer la recherche des contacts mais elles ne sont malheureusement pas encore utilisées pour le moment. C’est donc particulièrement réjouissant de voir que l’équipe reste soudée malgré la pression et en tire le meilleur parti.

Qu’est-ce qui vous a motivé, en tant que médecin, à travailler pour le service de santé publique ?
J’ai été séduit par le fait que mon travail couvre un large éventail de questions médicales tout en comprenant des thèmes sociaux. Nous avons un contact avec la population, avec les citoyens. Contrairement à ce qui est le cas pour une clinique ou dans un cabinet médical, nous ne mettons pas l’accent sur une vision individuelle du diagnostic et de la thérapie mais sur la perspective de l’ensemble de la population. C’est passionnant que la prévention et la promotion de la santé nous permettent de réaliser beaucoup de choses, même si ce n’est pas toujours facile à mesurer.

 


Le docteur  Oliver Piehl est médecin au service de santé publique de la ville de Tübingen et spécialiste en santé publique. A Tübingen, il est responsable du domaine de la santé et de la protection contre les infections et chef adjoint du service.

 

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